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aux questions juridiques
(FAQ)
SUCCESSIONS ET TESTAMENTS
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Auteurs :
Me Marc Gélinas et autres collaborateurs avocats et notaires de Jurismedia
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Avertissement :
L'information
présentée ici est de nature générale
et est mise à votre disposition sans garantie
aucune notamment au niveau de son exactitude ou
de sa caducité. Cette information ne doit
pas être interprétée comme constituant
des conseils juridiques. Si vous avez besoin de
conseils juridiques particuliers, vous devriez consulter
un avocat ou notaire.
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Questions
par sujet
SUCCESSIONS
ET TESTAMENTS
SUCCESSIONS
ET TESTAMENTS
Comment
accepter une succession?
Tout personne qui est héritier
légal d'une personne décédée sans
testament ou nommé comme légataire dans un testament,
a le droit d'accepter la succession ou d'y renoncer.
632 Code civil du Québec
(CcQ) :
Le successible a six mois, à
compter du jour où son droit s'est ouvert, pour délibérer
et exercer son option. Ce délai est prolongé de plein droit
d'autant de jours qu'il est nécessaire pour qu'il dispose
d'un délai de soixante jours à compter de la clôture de l'inventaire.
Pendant la période de délibération,
il ne peut être condamné à titre d'héritier, à moins qu'il
n'ait déjà accepté la succession.
637 CcQ :
L'acceptation est expresse ou
tacite. Elle peut aussi résulter de la loi. L'acceptation
est expresse quand le successible prend formellement le titre
ou la qualité d'héritier; elle est tacite quand le successible
fait un acte qui suppose nécessairement son intention d'accepter.
650 CcQ :
Le successible qui a ignoré sa
qualité ou ne l'a pas fait connaître durant dix ans, à compter
du jour où son droit s'est ouvert, est réputé avoir renoncé
à la succession.
Pour en connaître plus
sur ce sujet délicat, consultez votre avocat
ou notaire.
Je suis
héritier et la succession de mon père a des
dettes. Suis-je obligé de payer ces dettes? (Haut de la page)
Un héritier n'est jamais
tenu d'accepter une succession. Si après avoir fait
un inventaire de l'actif (ce que la personne a) et le passif
(ce qu'elle doit), l'héritier réalise que la
succession compte plus de dettes que d'actif, alors il n'aura
qu'à renoncer à la succession.
Cependant, si la personne accepte
la succession, que celle-ci ait plus de dettes que d'actifs,
l'héritier devra payer les dettes même au delà
de l'actif total de la succession.
Ce même principe s'applique
que la succession soit avec ou sans testament.
Un héritier de legs particulier
dans un testament (par exemple, meuble antique légué
spécifiquement à une personne autre que le(s)
héritier(s) principal(aux)) n'est cependant pas responsable
des dettes de la succession. Les héritiers principaux
(ceux profitant du résidu de la succession, donc tout
sauf les legs particuliers, ie legs universel résiduaire)
seront responsables de ces dettes. Ce principe s'applique
que si l'actif du résidu est suffisant pour payer les
dettes. Celui qui fait son testament ne pourrait utiliser
ce principe de legs particuliers pour échapper à
ses créanciers.
Comment
refuser une succession?(Haut de la page)
La façon le plus simple
et la plus sécuritaire de renoncer à une succession
est par acte fait devant notaire.
Pour en connaître plus
sur ce sujet délicat, consultez votre avocat
ou notaire.
Si
je décède sans testament, qui héritera
de mes biens? (Haut de la page)
Tout dépendra
de votre situation de famille au moment de votre décès.
Le Code civil du Québec a prévu des règles
de partage selon de multiples hypothèses. Par exemple,
si vous avez des enfants, mais que vous navez pas de
conjoint survivant, vos enfants hériteront de la totalité.
Si lun de vos enfants est décédé
mais quil avait des enfants, ceux-ci se partageront
la part à laquelle votre enfant décédé
aurait normalement eu droit. La même règle sapplique
entre vos petits-enfants et arrière-petits-enfants,
le cas échéant. Si vous laissez un conjoint
survivant et des descendants alors, le tiers de votre succession
sera attribué à votre conjoint et les deux autres
à vos descendants. Lorsque vous navez aucun descendant,
dautres catégories de parents pourront hériter.
Pour plus de détails, consultez notre article détaillé
sur ce sujet Je décède
sans testament....
Comment
puis-je rédiger mon testament? (Haut de la page)
Trois formes de
testament sont reconnues au Québec, soit le testament
notarié, le testament olographe, ainsi que le testament
devant témoins, autrefois désigné comme
le testament "suivant la forme dérivée
dAngleterre". Le testament notarié est reçu
devant un notaire, qui atteste que toutes les formalités
ont été remplies et qui en conserve loriginal.
Le testament rédigé sous cette forme a lavantage
dêtre un «acte authentique», ce qui
simplifie grandement la procédure lors de louverture
de la succession et lui procure une présomption de
validité en cas de contestation. Il est lu par le notaire
en présence du testateur et dun témoin
et signé par ces personnes. Les modalités sont
un peu différentes lorsque le testateur est sourd ou
aveugle ou quil ne peut pas signer.
Le testament olographe
est celui que vous écrivez vous-même en entier
et que vous signez sans avoir recours à un moyen technique.
Par contre, les handicapés capables décrire
avec leur bouche ou leur pied peuvent rédiger validement
leur testament de cette façon.
Enfin, si vous
optez pour le testament devant témoins, vous devrez
le signer en présence de deux témoins après
leur avoir déclaré que le document que vous
leur présentez est votre testament ou bien le signer
davance puis reconnaître aussi votre signature
devant vos témoins. Dans un cas comme dans lautre,
ces derniers devront le signer aussitôt en votre présence.
Vous nêtes pas obligé de leur divulguer
le contenu de votre testament. Contrairement au testament
olographe, le testament devant témoins peut être
écrit à laide dun moyen technique
ou même, par une autre personne que vous. Dans lune
ou lautre de ces situations cependant, vous et vos témoins
devrez alors ajouter vos initiales ou paraphes sur toutes
les autres pages du testament. Il existe des modalités
spécifiques pour les personnes qui ne peuvent pas lire
ou parler.
Pour plus
de détails, consultez notre article Votre testament ou Rédigez
votre testament devant témoins fait pour le Québec
directement par Internet
Quel
est le rôle de lexécuteur testamentaire
ou du liquidateur?
(Haut de la page)
Lexécuteur
testamentaire est le nom que lon donnait au liquidateur
avant la réforme du Code civil. Le liquidateur
est essentiellement celui qui veille à ladministration
et au partage de la succession. Il peut être nommé
ou remplacé suivant les dispositions du testament,
ou par les héritiers, ou par le tribunal dans certains
cas. Il doit premièrement rechercher sil existe
un testament et le cas échéant, le faire vérifier
par le tribunal et prendre les mesures nécessaires
pour que soient respectées les dernières volontés
du défunt.
À moins
den être dispensé par les héritiers,
il doit aussi faire linventaire de la succession et
lorsque celui-ci est complet, publier un "avis de clôture"
au registre des droits personnels et réels mobiliers
et en aviser les héritiers, les légataires et
les créanciers de la succession. Si quelquun
dautre sest occupé de linventaire
avant lui, il doit le vérifier et sassurer que
toutes formalités qui sy rattachent ont été
respectées.
Au cours de son
administration, il voit à la conservation des biens,
à la perception des créances et au paiement
des dettes de la succession. Une saine administration peut
parfois impliquer la vente de certains biens, notamment lorsquils
sont périssables ou susceptibles de se déprécier
rapidement ou encore, lorsque leur conservation est dispendieuse.
Si la liquidation dure plus dun an, le liquidateur devra
rendre compte au moins une fois lan de sa gestion aux
héritiers, légataires et créanciers impayés.
À la fin de sa liquidation, il doit rendre son compte
définitif aux héritiers et en publier un avis
au registre des droits personnels et réels mobiliers.
Ceci dit, il peut y avoir un ou plusieurs liquidateurs, qui
devront normalement agir de concert.
Comment
vérifier l'existence d'un testament?
(Haut de la page)
On ne peut pas
toujours faire cette vérification à coup sûr,
car il existe différentes formes
de testaments, dont certaines à l'égard
desquelles la loi ne requiert aucune publicité. Comme
le testateur ayant fait ce genre de testament peut très
bien le garder chez lui sans le faire publier, un testament
valide pourrait exister sans qu'il n'y ait de moyen pratique
de le constater. Cela dit, si le testament a été
fait devant notaire en 1961 ou après, ce testament
devrait normalement être inscrit au registre des testaments
et des mandats de la Chambre des notaires.
Un Registre testamentaire
du Barreau du Québec fut également créé
en décembre 1979 et contient les testaments faits par
avocat.
Depuis septembre
2003 un nouveau guichet unique permet maintenant de trouver
tous les testaments faits devant notaire ou devant avocat.
Les Registres des
dispositions testamentaires et des mandats du Québec
(RDTMQ) créé en partenariat entre la Chambre des notaires
du Québec et le Barreau du Québec est donc
maintenant la seule porte d'entrée pour toutes les demandes
de recherche dans les registres de la Chambre et du Barreau.
Les formulaires
de demande de recherche sont disponibles sur le site
web des Registres des dispositions testamentaires et des mandats
du Québec.
Cette démarche ne vous
permet cependant pas d'obtenir une copie du testament; le
registre ne fait qu'en constater l'existence.
Après le
décès, les testaments qui ne sont pas notariés
doivent être vérifiés par la Cour supérieure.
Pour savoir si un testament a effectivement été
déposé pour vérification, il faudra alors
vous adresser au greffe de cette cour, dans les districts
judiciaires appropriés, c'est-à-dire, celui
du domicile du testateur si ce dernier était domicilié
au Québec ou sinon, celui où il est décédé
et ceux où il a laissé des biens. Si une telle
vérification est entamée et que vous faites
partie des héritiers potentiels connus, il se pourrait
que vous receviez un avis de vérification auquel sera
joint une copie du testament, afin que vous puissiez faire
vos observations dans les 10 jours, le cas échéant.
Une fois le testament vérifié, il est déposé
au greffe du tribunal et le greffier est alors tenu de fournir
à toute personne intéressée qui en fait
la demande des copies certifiées du testament. Si ce
testament a été vérifié par un
notaire, celui-ci le conservera à son greffe et aura
la même obligation, en plus de celle de déposer
une copie certifiée du testament au greffe du tribunal
approprié.
Pour en connaître
davantage consulter notre texte : Un
proche décède. Comment retrouver son testament
? Serais-je héritier?
Je
reçois un héritage, mais j'ai des dettes personnelles; les
gens à qui je dois de l'argent vont-ils tout prendre?
(Haut de la page)
En principe, tout
ce qui vous appartient peut faire l'objet d'une saisie pour
payer ceux à qui vous devez de l'argent (vos "créanciers"),
sauf bien entendu, les biens que la loi déclare insaississables.
Les biens que vous pourriez recevoir en héritage n'échappent
pas à cette règle. Toutefois, si des biens vous ont été légués,
autrement dit, si le défunt vous a laissé des biens par testament,
ce testament pourrait contenir ce qu'on appelle une "stipulation
d'insaisissabilité", c'est-à-dire, une clause par laquelle
le "testateur" (le défunt) vous lègue certains biens à condition
qu'ils soient insaisissables.
Une clause par
laquelle le testateur vous interdit de vous défaire des biens
légués, une "stipulation d'inaliénabilité", a aussi pour effet
de rendre les biens insaississables. Mais ces stipulations
ne sont valides qu'à certaines conditions. Tout d'abord, elles
peuvent être faites uniquement dans une donation (un don,
un cadeau) ou un testament. Vous ne devez pas avoir eu à payer
quoi que ce soit en retour. Elles doivent de plus être temporaires.
Le testament doit donc déterminer la période durant laquelle
les biens seront inaliénables ou insaississables. La date
exacte n'a pas à être fixe. Une stipulation de ce genre pourrait
valoir, par exemple, jusqu'au décès de telle ou telle personne.
La stipulation doit également être justifiée par un intérêt
sérieux et légitime. Le défunt doit donc avoir eu une raison
valable d'imposer ces conditions et il appartiendra au juge
d'en décider en cas de litige. On peut penser, par exemple,
au fait de rendre des biens inaliénables jusqu'à ce que les
enfants qui en héritent aient atteint l'âge de la majorité
(18 ans) ou encore, au fait de léguer un bien à son enfant
pour sa vie durant, puis à son petit-enfant par la suite (ce
qu'on appelle une "substitution").
Pour être efficace
contre une saisie, une clause d'insaisissabilité ou d'inaliénabilité
doit être publiée. Vous devrez donc vous assurer, après le
décès du testateur, que votre avocat ou votre notaire l'inscrive
au registre des droits personnels et réels mobiliers ou au
registre foncier de la circonscription appropriée, selon que
les biens qui en font l'objet soient meubles ou immeubles.
Mais si vous contractez de nouvelles dettes après le décès
du testateur, vos nouveaux créanciers pourraient demander
à un juge la permission de saisir ces biens pour la portion
qu'il déterminera.
Quant aux biens
que la loi déclare spécifiquement insaisissables, il en existe
plusieurs, comme ceux nécessaires à votre subsistance ou à
l'exercice de votre métier (jusqu'à concurrence de certains
montants) et plusieurs autres, parmi lesquels on compte notamment
les papiers et portraits de famille, les médailles et autres
décorations, les vases sacrés et les objets servant au culte
religieux.
Mon
père est décédé sans testament, que faut-il faire pour régler
sa succession? (Haut de la page)
Il faut d'abord nommer un liquidateur
qui aura la charge de régler la succession. Lorsqu'une personne
décède "ab intestat", c'est-à-dire sans testament, les héritiers
sont liquidateurs. Ils peuvent alors, par écrit, désigner
un ou plusieurs d'entre eux liquidateurs. S'ils n'arrivent
pas à s'entendre, c'est le tribunal qui désignera le ou les
liquidateurs. Le nom du liquidateur doit être publié au registre
des droits personnels et réels mobiliers "le registre", ainsi
qu'au registre foncier si la personne décédée possède des
immeubles.
Le liquidateur doit dresser
un inventaire des biens et des dettes du défunt. Si héritiers
renoncent à cet inventaire, ils deviennent alors responsables
des dettes du défunt. Une fois l'inventaire dressé, le liquidateur
doit faire publier un avis de clôture d'inventaire au registre.
Pour ce faire, il doit remplir le formulaire prescrit. Les
héritiers qui n'ont pas encore accepté ou de refusé la succession,
ainsi que les créanciers, doivent être informés que l'avis
a été inscrit et du lieu où l'inventaire peut être consulté.
De plus, un avis de clôture d'inventaire doit être publié
dans un journal distribué dans la localité où le défunt résidait.
Après la clôture de l'inventaire,
les héritiers ont 60 jours pour accepter ou refuser la succession.
La renonciation d'une succession doit être faite par acte
notarié. À défaut de signer un tel acte, les héritiers sont
réputés avoir accepté la succession. Le liquidateur paie ensuite
les dettes du défunt. Si les biens sont insuffisants, il doit
faire une proposition de paiement. Dans un tel cas, il est
recommandé de s'adresser à un conseiller juridique. Après
la liquidation, le liquidateur doit présenter un compte définitif
qui fait état de l'actif net ou du déficit. Une inscription
d'avis de clôture du compte du liquidateur doit alors être
inscrite au registre. Les biens seront partagés après l'acceptation
du compte définitif.
Cependant, avant de procéder
à la distribution des biens, le liquidateur devra obtenir
de Revenu Québec un certificat autorisant la distribution
des biens. De plus, il devra produire les déclarations de
revenus de la personne décédée.
Quelqu'un me doit de l'argent et
il décède. Comment puis-je récupérer mon argent? (Haut de la page)
Au décès de la personne, ses
droits et ses obligations sont transmis à ses héritiers. Ces
derniers deviennent donc responsables des dettes du défunt,
à moins qu'ils ne renoncent à la succession.
Votre réclamation doit être
adressée au liquidateur de la succession. Que la personne
soit décédée avec ou sans testament, un liquidateur chargé
de régler la succession doit être nommé. Pour connaître le
nom du liquidateur, vous pouvez vous adresser au registre
des droits personnels et réels mobiliers. Selon les documents
qui lui seront remis, le liquidateur déterminera si votre
créance est bien fondée ou si un débat judiciaire est nécessaire.
Si les biens de la succession
sont suffisants et que votre créance est bien fondée, le liquidateur
devrait vous verser la somme réclamée environ 60 jours après
la clôture de l'inventaire de la succession. Si les biens
de la succession sont insuffisants, le liquidateur devra faire
une proposition aux créanciers. Si cette proposition est acceptée,
vous recevrez un montant conforme à celle-ci.
Si le liquidateur omet de payer
votre créance, vous pourrez exercer un recours en responsabilité
contre lui, de même qu'un recours contre les héritiers qui
ont reçu des sommes à votre détriment. Si cela n'est pas suffisant
pour couvrir votre créance, un recours contre les autres créanciers
est possible pour recouvrer un montant en proportion de votre
créance. Si votre réclamation n'est présentée qu'après le
paiement des autres créanciers et héritiers, vous devrez faire
valoir un motif sérieux pour ne pas vous être présenté en
temps utile. Si plus de trois ans se sont écoulés depuis la
décharge du liquidateur, vous n'avez plus aucun recours.
Lors
du règlement d’une succession, par quel moyen remet-on
les biens qui reviennent aux légataires ou aux héritiers?
(Haut de la page)
C’est la déclaration
de transmission qui a pour but de transmettre la propriété
de biens aux héritiers et aux légataires.
Lorsqu’il s’agit
d’un droit réel immobilier, donc un immeuble, l’article
2938 al. 1 C.c.Q. édicte que la transmission d’un tel
droit doit être publiée. Ce sont les articles
2998 et 2999 C.c.Q. qui régissent les modalités
de cette publication. La déclaration de transmission
doit être faite sous forme notariée en minute
et doit contenir, obligatoirement, le nom du défunt,
l’adresse de son dernier domicile, la date et le lieu de sa
naissance et de son décès, sa nationalité,
son état civil et son régime matrimonial. Elle
indique aussi la nature légale ou testamentaire de
la succession, la qualité d’héritier, de légataire
particulier ou de conjoint, de même que le degré
de parenté de chacun des héritiers avec le défunt,
les renonciations, la désignation des biens et des
personnes visées, ainsi que le droit de chacun dans
les biens.
En ce qui concerne
les biens meubles, l’inscription n’est obligatoire que lorsqu’il
s’agit de la transmission d’une créance hypothécaire,
d’une restriction au droit de disposer ou une préinscription.
Dans ces cas, la déclaration prend la forme d’un avis,
lequel fait référence, le cas échéant,
au testament.
Quant aux autres
biens meubles (dépôts bancaires, produits d’assurance
payables à la succession, rentes, obligations, actions,
dépôts à terme, parts d’un fonds de placement,
etc.), il faut s’en remettre aux formalités de chaque
institution.
Les documents
les plus souvent demandés, outre ceux qui sont spécifiques
à la nature du bien, sont : une preuve de décès;
une copie certifiée du testament ou une déclaration
d’hérédité (qui peut être notariée),
s’il n’y a pas de testament; et une déclaration de
transmission. Certaines institutions exigent aussi les certificats
de recherche testamentaire délivrés par la Chambre
des notaires et le Barreau.
Pendant le règlement
de la succession, le transfert de ces biens est fait au nom
du liquidateur ès qualités ou au nom de la succession.
Une fois la succession réglée, le transfert
se fait aux héritiers ou aux légataires à
qui reviennent les biens.
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